13 juin 2011
Festival 2011 : Un bon cru !

Des Colombiens très appliqués
En définitive, seules la Chine et la Côte d'Ivoire ont vraiment déçu. Rien de surprenant pour les Africains après le traumatisme vécu dernièrement par le pays. Le tenant du titre est sorti par la petite porte tout comme les Asiatiques encore trop tendres à ce niveau particulièrement élevé. La Colombie, vainqueur, avait à coeur de bien préparer le prochain championnat du monde des U 20 que les Sud-Américains organiseront du 29 juillet au 20 août. Cela s'est vu. Rigoureux à l'extrême, emmenés par le meilleur joueurs du tournoi James Rodriguez Rubio, les hommes d’Eduardo Lara ont très bien travaillé. Premier du groupe de la mort (Italie, Portugal et Côte d'Ivoire), la Colombie n'a pas volé son sacre en démontrant une force mentale peu commune. Des joueurs comme Bedoya, Arrechea ou le gardien Garzon sont les dignes héritiers des Asprilla, Valencia, Rinçon ou Higuita.
Des Bleuets prometteurs
La France peut avoir des regrets. Il n'a manqué que 5 minutes à la troupe de Mankowski pour rafler un 12e sacre. Néanmoins les satisfactions sont nombreuses. D'abord Steven Joseph-Monrose le meilleur buteur du tournoi avec cinq réalisations. Véloce, adroit, perforant il a brillé lors de chaque rencontre. Un atout de poids pour un RC Lens qui voudra remonter en Ligue 1 la saison prochaine. En défense Isimat-Mirin a montré des qualités de vitesse et d'anticipation. Il devrait avoir du temps de jeu à Valenciennes. D'autres comme Bourgeois, Duplus ou Knockaert se sont révélés et pourraient faire parler d'eux assez vite. Mention bien à L'Hostis ou Tafer. « C'est une belle génération dotée d'un excellent état d'esprit. Ce Festival Espoirs leur a permis d'emmagasiner de l'expérience. Le match contre l'Italie a été assez riche en enseignements » avouait Pierre Mankowski.
Ulises Davila marque les esprits
Car il fallait être fort pour sortir la Squadra de Ciro Ferrara en demi finale (1-0). Si le latéral gauche Santon a été assez décevant, les Transalpins avaient un sacré potentiel offensif. Paloschi est un buteur bien dans la tradition italienne, Destro un poison constant et Gabbiadini un joueur complet. Le latéral droit Crescenzi s'inscrit davantage dans une veine brésilienne par ses qualités de contre attaquant alors que l'abattage de Soriano est à relever. L'Italie voulait reconstruire. Les fondations sont solides.
Si James Rodriguez Rubio a été désigné meilleur élément de cette 39e édition, nombreux sont ceux qui auraient voté pour Ulises Davila. Le petit mexicain a marqué les esprits par sa technique et sa vivacité de geste. Un futur grand. Les Aztèques ont souffert en termes de puissance mais ont étalé de gros progrès tactiques. A suivre. Enfin le Portugal de l'élégant Nelson Oliveira a redoré son blason après un exercice précédent décevant. De son côté la Hongrie possède un super gardien Gulacsi mais doit travailler techniquement. Rendez-vous l'année prochaine.
An D